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Nouveaux taux des livrets d'épargne réglementée : le LEP gardera un "avantage marqué", annonce Villeroy de Galhau
information fournie par Boursorama avec Media Services 14/01/2026 à 12:02

Soumis à des conditions de ressources, le livret d'épargne populaire est actuellement rémunéré à 2,7%.

Francois Villeroy de Galhau, à Francfort, le 22 novembre 2024 ( AFP / KIRILL KUDRYAVTSEV )

Francois Villeroy de Galhau, à Francfort, le 22 novembre 2024 ( AFP / KIRILL KUDRYAVTSEV )

La révision des taux des livrets d'épargne réglementée, dont le Livret A, sera annoncée jeudi et le Livret d'épargne populaire (LEP) gardera un "avantage marqué", a indiqué mercredi 14 janvier le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau. En théorie, la formule de calcul devrait conduire à une baisse des différents taux de l'épargne réglementée.

"Je proposerai demain (jeudi) au ministre des Finances un taux du livret A qui restera significativement supérieur à l’inflation, et un avantage marqué pour le Livret d’épargne populaire, dont je me permets de souligner qu'il est le vrai produit, le plus avantageux, d'épargne populaire", a déclaré le gouverneur lors de son audition par les sénateurs de la commission des Finances.

Actuellement à 1,7%, le rendement du Livret A, aussi valable pour le Livret de développement durable et solidaire (LDDS), sera calculé par la Banque de France, à qui il ne manque que les données de l'inflation pour le mois de décembre, qui seront publiés par l'Insee jeudi matin.

L'inflation s’établit en France en décembre "à 0,7% selon l’indice harmonisé, en deçà de la moyenne européenne de 2%", a précisé mercredi le gouverneur.

"La France ne manque pas de crédits"

Charge ensuite au ministre de l'Economie Roland Lescure d'avaliser ou non la proposition de la Banque de France, vraisemblablement dans la journée de jeudi. Le LEP, soumis à des conditions de ressources, est rémunéré à 2,7% depuis le 1er août dernier. Auparavant, il était de 3,50%.

Pour François Villeroy de Galhau, "l'incertitude actuelle entretient un taux d’épargne encore très élevé, à 18,4% au 3e trimestre 2025, soit 3 points au-dessus de son niveau pré-Covid". Cependant, "qualitativement surtout, l’épargne doit être mieux allouée vers le bon financement de notre économie", a-t-il estimé. "La France ne manque pas de crédits", a-t-il relevé, mais "la France et plus largement la zone euro manquent de fonds propres et de capital-risque, qui sont essentiels aux entreprises pour innover". "Le financement en fonds propres des sociétés non financières ne représente que 85% du PIB en zone euro, contre 220% aux Etats-Unis", a-t-il précisé.

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